Où sont passées nos primevères qui, jusqu'en 1950, tapissaient nos talus dès la seconde moitié de mars ?La réponse rapide qui consiste à faire le rapprochement de leur disparition avec celle des talus n'est pas suffisante. En effet les talus qui sont restés en place ici ou là n'ont pas été en mesure de conserver leurs primevères. Autrefois, le maillage serré des talus conduisait à un micro-climat qui a disparu et enfin, chaque talus était systématiquement débarrassé de ses feuilles mortes, fougères, herbes sèches et ronces durant l'hiver.Proche des maisons, là où les parcelles étaient plus petites, là où le talus était particulièrement bien entretenu, la primevère était très prospère.