A partir de 1950, avec le remembrement, nos petits sentiers seront effacés, inutiles. Depuis le village vers les champs, la brouette était présente au quotidien, vide ou pleine. Les chemins creux étaient réservés au passage des charrettes. De village à village, les échanges multiples passaient par le sentier ; Pour rejoindre l’école, la boulangerie ou l’épicier, visiter un parent, un malade, chercher un outil, faire une commission. Il était également fréquenté par les intervenants extérieurs, artisans, journaliers, indigents et aveugles. En réalité la saison faisait le sentier. Au printemps, il était sec, beau et gai ! En été, les enfants tenaient à la main les sabots pour le pratiquer pieds- nus ! En automne, encore sec, il offrait fruits (pommes -poires) et champignons ! En hiver hélas, la boue posait problème pour les enfants.