Quelle brutalité pour un vieux agriculteur devant abandonner son village pour l'hospice! Non seulement il laissait derrière lui tout ce qu'il avait pu aimer dans son quotidien mais il était, sans transition, plongé dans un mode de vie urbain- fait de règles strictes. Dépossédé, il lui restait: ses souvenirs, sa tristesse et sa canne pour les porter. Le dos courbé, du matin au soir, il tournera solitaire, marchant d'un banc à l'autre sans croiser le regard du voisin.Le soleil ne sera plus la référence du découpage de sa journée mais la grande horloge qui lui donnera le signal des repas et l'heure pour regagner le dortoir.