Mi-mai

Nous sommes au cœur du printemps. Alors qu’en avril, la floraison privilégiait les tons clairs, les blancs, les jaunes et les bleus pâles, cette fois les rouges puissants s’imposent. Le trèfle incarnat, semé pour le cheval, domine les parcelles par son rouge bordeaux. Le cheval ayant laissé la place au tracteur, cette couleur est devenue très rare.

Entre la prairie et la zone cultivée, la friche a offert une grande place au rose violacé de la digitale. De part et d’autre, du ruisseau-talus, les jacinthes et les orchidées sont très présentes. En attendant la venue prochaine de la faucheuse, la cardamine illumine de sa blancheur le foin.

Les pommiers sont en fleurs, plutôt roses au lever du soleil puis de plus en plus pâles avec l’avancement de la journée. Le ruisseau, plus tiède, retrouve les laveuses.

Les chênes amorcent enfin leur réveil. En accord avec son calendrier, le corbeau sait que son feuillage saura protéger ses oisillons.

Désormais, prairies, friches et champs cultivés se laissent envelopper dans un même manteau de plus en plus vert.