Paysage hivernal en 1950
Dans la nuit, une gelée blanche a enveloppé ce petit territoire. Avec cette fraicheur, le village voisin a gardé tous ses habitants dans les bâtiments où il faut nourrir et soigner les animaux et maintenir un bon feu dans les cheminées. Si ce territoire paraît vide, silencieux, engourdi, cette gelée blanche laisse deviner le travail des habitants du village. Dans la zone cultivée, les choux résistent au froid et le colza attendra mars pour faires ses fleurs. Entre la partie cultivée et la prairie, les friches ont produit de la litière, des feuilles mortes et de la fougère principalement.
On distingue, en partie haute de la prairie, le ruisseau qui assurera l’irrigation dès le début du printemps. En partie basse, le ruisseau fait office de frontière avec le village voisin. Sur le talus bordant le ruisseau, les chênes têtards ont produit des fagots.
Ce paysage à taille humaine sera effacé par le remembrement.
