Le printemps a fait son travail. La lande semble heureuse de sa bruyère, de ses ajoncs nains, de ses graminées, de ses fleurs multiples. La prairie voisine livre son foin que les greniers du village attendent.Une réelle complicité semble les réunir. En effet, si le bétail peut atteindre les prairies humides par les ivarc'h voen (chemins creux), les charretées de foin doivent emprunter les ornières des landes pour rejoindre le chemin creux principal conduisant au village. Ce n'est pas un hasard de voir ainsi plusieurs charretées de foin jaillir des prairies et traverser la lande. Il n'y a pas de temps à perdre : ce matin le peuplier principal a donné le signal d'un risque d'orage dans l'après-midi.