Septembre a fait son travail. Sur cette zone humide, quelques bouleaux ici ou là semblent plantés sur des ilots de bruyère alors que leurs racines en surface trouvent l’humidité nécessaire. La bruyère n’a pas résisté au soleil de l’été, elle a abandonné son rouge carmin pour se contenter d’un ton de rouille. Le feuillage des bouleaux retrouve son jaune-brun lumineux. Pas pour longtemps, ses petites feuilles légères vont bientôt tomber au sol. Il faut se dépêcher de saisir ce moment car très vite, le vent de l’automne passera et l’arbre se laissera dépouiller pour mieux laisser voir ses petites branches fines violacées qu’il saura garder jusqu’au printemps prochain. A la lisière du bois de sapins, une buse perchée sur un piquet attend tranquillement qu’une proie s’offre à elle.