Vers le cimetière

Jusqu'en 1950, bien des villages étaient encore enclavés et le cheval s'imposait pour rejoindre le chemin vicinal le plus proche.

Le cercueil était chargé sur un char à bancs. Le cheval était conduit tenu à la main par son maître qui l'accompagnait à pied. Les parents et voisins accompagnaient le corps à pied. Pour le retour, ils trouvaient une place sur les chars à bancs des amis venus au bourg à l'occasion de l'enterrement. Le convoi était silencieux, quelques chuchotements se mêleront aux prières, sans plus. A la tête du convoi, la route est ouverte par les porteurs de la grande croix. A l'arrivée dans le bourg, le prêtre les accueillera dans un lieu précis (Pont-Bellec à Languidic) pour rejoindre l'église. Sur la route, dans les champs le travail s'arrêtera un instant, le temps de laisser passer le corps en silence.

C'est janvier, le gel est encore présent et une famille s'active autour du bois qu'il faut mettre en fagots.